Parlons Autonomie

« L’autonomie est la capacité pour un être de subsister à ses propres besoins avec les ressources dont il dispose. »

Toute l’astuce réside dans le fait de pouvoir conserver, produire, combiner, recycler, l’énergie, la nourriture, la santé, l’eau et son propre savoir… Cette cuisine, elle commence par des ingrédients simples :

04-NourritureLa boite à champignon : ou comment transformer son marc de café en champignon ?

MicroJardin : Concevoir un jardin de plantes médicinales & pour la cuisine.

Germinoir : Faire germer ses graines avant de les cuisiner, c’est activer une petite centrale nutritive

06-savoir Au rayon livre ancien :

Cuisine à la Norvégienne, ou comment utiliser la cuisson lente pour faire mijoter ses plats

Astro-Navigation, ou comment faire le point grâce aux étoiles.

03-EauPetit à petit… :

Capter l’eau de pluie

Désaliniser par évaporation

Un vortex pour oxygéner l’eau

05-Energie Diminuer sa consommation

Produire de l’électricité à partir du soleil

Produire de l’électricité à partir de la vitesse du bateau

07-santeSe soigner avec les plantes et les huiles essentielles

S’entretenir, ou comment prendre soin de soi et du bateau.

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Une coque 100% Biocide Free

A 9h la grisaille se dissipe pour laisser passer du bleu, je regarde le ciel en me demandant s’il va tenir. demain il y a promesse de pluie et nous n’aurons que la journée pour effectuer l’application… il aura fallu attendre la fin de l’hiver pour envisager la pause du film Silicon.

L’entretien de la coque représente une des parties les plus polluantes du bateau. La partie immergées, les oeuvres vives sont habituellement revêtues d’une peinture à base de biocide pour lutter contre les micros organismes qui se collent naturellement à la coque. Ces peintures sont très nocives pour les océans et pour l’homme, sans compter leur efficacité qui tend à rapidement diminuer dans le temps et nécessite un renouvellement tous les ans.

Après quelques études et des coups de fils pour me renseigner je casse un bout de ma tirelire pour financer la pause « d’un film autoadhésif polymère à très hautes performances de glisse qui apporte une fonction d’antifouling. Le principe repose sur la très faible tension de surface de la couche supérieure au contact de l’eau ». En gros, l’eau glisse plus vite et les micro organismes ont peu de surface d’accroche. Deal… !

Après plusieurs date où la météo nous fait défaut, la coque est prête pour sa dernière peau. Il faudra la demi journée aux applicateurs d’Uniflow pour pauser les 20 m² de film. La coque est reluisante sous un ciel orangé, j’ai l’impression que les oeuvres vives ont trouvé une nouvelle fougue, Une première étape est franchis…. la coque est propre, on peut attaquer la partie motorisation.

Plus d’information : http://www.uniflow-marine.com/

Cloques en Stock

Octobre 2014, la météo semble clémente sur la semaine. Il souffle fort mais nous avons beau temps et le crépis de la coque noir commence à laisser passer du blanc. Sous ce noir incrusté ferme, du poison en pagaille. Le bateau est en train de faire peau neuve, sans biocide, sans agent tueur de plancton. Il me faudra deux semaine en tout entre le premier coup de karcher et le dernier coup de pinceau.

En attendant il faut envoyer la dose d’huile de coude car ce truc là s’arrache pas tout seul et où il est collé, ça vous casse le dos ! Après 4 jours d’acharnement, je vois passer Jean Marie & Patrick et leur demande de jeter un oeil. Patrick s’avance, rajuste ses lunettes. « Tu vois là », me fais t-il en tourniquant le doigt autours d’une partie de la coque. « Là c’est bien, là ». Ca veut dire… ». « Ca veut dire que t’as du boulot ». Et ils me laissent là, ponçeuse en main. J’envisageais une pause en espérant troquer mon papier de verre contre un rouleau. Que nenni, je remet le masque en position et m’y remet.

Le soir même je ferai un extra jusque 21h. J’ai mis une boite de cassoulet sur la casserole, une semoule et au lit. Il est 21h43 quand je compte jusqu’à trois avant de sombrer. Lendemain, réveil à 6h, petit café avec le lever de soleil. Quelques pécheurs larguent les amarres. Je souffle sur mon café chaud, et regarde à la proue avant de descendre sous les oeuvres vives pour troquer mon grattoir contre un rouleau de feutre doux.