Retrospective

Il y a un peu plus de 2 ans, je partais pour l’Australie depuis gare de l’est, je venais de rendre mon appart et ma vie tenait dans le sac que j’avais sur le dos. J’avais alors pour idée de rallier ce continent en passant par la terre, sans prendre un seul avion. Là bas, j’avais quelques rêves d’Eldorado. J’ai pris un train puis un autre et j’ai rejoins la Russie, la Mongolie et la Chine. Et puis je suis descendu plein sud à travers la Chine, le Laos, la Thailande, la Malaisie, Singapour. Là il n’y avait pas de bateau pour l’Australie, alors j’ai continué en Indonésie en traversant en stop Java, Bali, Lombok, Sumbawa, Flores et Timor… A Timor, je me suis arrêté, il y avait la côte Australienne à quelques pas, un centimètre sur la carte pas plus, mais là encore, je n’avais pas trouvé de bateau… alors je me suis résigné et j’ai pris l’avion… pour la Nouvelle Zélande.

France Australie sans avion…

Après quelques temps à destination,  j’ai commencé à tourner mon regard vers notre vielle Europe, les copains et la famille me manquait, l’eldorado avait la couleur de la France, alors je suis revenu C’était en septembre 2013. Je n’avais toujours pas laché mon sac à dos. J’ai parcouru quelques routes de France, me suis initié à la permaculture, à la pratique du cuir, du bois… je louchais même parfois sur quelques coins de France, un potager, une maison. J’ai eu l’occasion de découvrir l’Ardèche, la Drome et l’amour des chataigners…  et puis le hasard m’a détourné une nouvelle fois lorsque j’ai rencontré Michel…

Michel est un pirate de 70 ans manchot de la main droite avec une forte tronche de normand. Il vient tout juste de remettre à flot Batifoleur, un Fugue de 39 pieds et compte bien le ramener sur son île de Flores situé au milieu de l’atlantique. Ce vieux loulou m’a rappelé mon vieux bout de rêve qui trainait sur la mer de Timor. Et je me suis dis qu’il fallait bien finir ce voyage. Alors j’ai largué les amarres depuis l’Espagne au mois de juillet, la mer était belle, le vent tournait Nord Est, le deuxième jour je voyais des dauphins pour la première fois, j’aillais vers les Açores. J’y ai découvert un peu l’océan, son calme et ses vents forts…Il nous aura fallu 15 jours sans voir la terre et 10 jours en plus pour rallier son bout de caillou sur l’atlantique mais ça c’est une autre histoire.

De retour sur le continent et par un hasard de circonstances qui m’échappent encore se produit comme il s’en produit rarement : un chamboulement… Après quelques roulés boulés je tombe sur l’annonce suivante : « ARPÈGE n°678 de 1971 – à donner avant destruction », Devinez de qui je tiens le nom Arpège ? …. Michel, ainsi soit-il. Amen.

2Q9A9509

Alors, s’il faut un début à quelque chose, je commencerai par rendre ce bateau « Eco Responsable » et autonome. C’est un petit bateau mais il en a dans le ventre, et avec quelques idées détonantes, il pourra faire le tour de la terre. En attendant, Oanig est sur ber entre l’EPR de Flamanville et la Hague… depuis le cockpit on peut voir les feux de signalement du port de Dielette. La proue semble vouloir s’élancer par ce passage, pour aller sans doute de l’autre coté de la Bretagne, et puis sans doute… un peu plus loin encore…

Circuit_Map

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s