Cloques en Stock

Octobre 2014, la météo semble clémente sur la semaine. Il souffle fort mais nous avons beau temps et le crépis de la coque noir commence à laisser passer du blanc. Sous ce noir incrusté ferme, du poison en pagaille. Le bateau est en train de faire peau neuve, sans biocide, sans agent tueur de plancton. Il me faudra deux semaine en tout entre le premier coup de karcher et le dernier coup de pinceau.

En attendant il faut envoyer la dose d’huile de coude car ce truc là s’arrache pas tout seul et où il est collé, ça vous casse le dos ! Après 4 jours d’acharnement, je vois passer Jean Marie & Patrick et leur demande de jeter un oeil. Patrick s’avance, rajuste ses lunettes. « Tu vois là », me fais t-il en tourniquant le doigt autours d’une partie de la coque. « Là c’est bien, là ». Ca veut dire… ». « Ca veut dire que t’as du boulot ». Et ils me laissent là, ponçeuse en main. J’envisageais une pause en espérant troquer mon papier de verre contre un rouleau. Que nenni, je remet le masque en position et m’y remet.

Le soir même je ferai un extra jusque 21h. J’ai mis une boite de cassoulet sur la casserole, une semoule et au lit. Il est 21h43 quand je compte jusqu’à trois avant de sombrer. Lendemain, réveil à 6h, petit café avec le lever de soleil. Quelques pécheurs larguent les amarres. Je souffle sur mon café chaud, et regarde à la proue avant de descendre sous les oeuvres vives pour troquer mon grattoir contre un rouleau de feutre doux.

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